Le cours reprend l'étude du Zohar sur le degré d'« Adam », engagée les semaines précédentes, avec un rappel méthodologique : le Zohar ne se lit pas, il s'étudie — il faut suivre le fil du texte jusqu'au bout avant de poser les questions annexes. Le point de départ est une discussion restée en suspens : pourquoi Moïse, qui aurait mérité entre tous d'être appelé « Adam » (le plus haut des degrés, l'homme fait à l'image de Dieu), n'est-il désigné dans la Torah que par le terme « Ish » ? Les versets ramenés (dont Bamidbar 12:3) montrent que ce titre d'« Ish » marque en fait sa subordination à Hashem, en tant que serviteur.
De là surgit une question plus audacieuse : puisque le rapport à un degré supérieur justifie qu'on soit appelé « Ish » plutôt qu'« Adam », pourquoi ce raisonnement ne s'applique-t-il pas à Hashem Lui-même ? Le Zohar répond, à travers le dialogue entre le jeune érudit et Rabbi Abba, que oui : Hashem est bien appelé « Adam » — mais seulement lorsqu'Il est « assis sur Son trône », c'est-à-dire lorsque deux éléments sont unis en un (à l'image de la vision d'Ézéchiel). Ce degré de complétude, masculin et féminin réunis, est ce qui définit « Adam » comme totalité parfaite (« kelala de-khola »).
La seconde partie du cours part du verset de Genèse 2:5 : « Adam ha'ïn » — l'homme n'était pas encore là pour travailler la terre, et c'est pourquoi rien ne poussait, malgré une création déjà achevée. Rachi explique que la pluie ne pouvait tomber sans quelqu'un pour la demander par la prière. Le Zohar en tire que l'homme est à la fois placé au centre de la création et responsable de la faire fonctionner : rien ne se maintient sans lui, même s'il n'arrive qu'en dernier dans l'ordre de la création. Le cours se conclut sur ce lien entre Adam et le maintien du monde (« Olam »), à approfondir la semaine suivante.

