Le cours revient sur un texte dense des Tiqqounéi Zohar consacré à la permutation des trois lettres you-vav-hé (yud, vav, ke), qui composent trois combinaisons multipliées en six permutations. Ces six permutations, plutôt que d'être rattachées directement aux Sefirot, sont décrites par le Zohar comme des mouvements — vers le haut, le bas, l'avant, l'arrière, la droite et la gauche —, sur le modèle des dix directions données à la fin du premier chapitre du Sefer Yetsirah.
La difficulté est de faire correspondre chaque permutation à une direction puis à une Sefira, plusieurs versions existant selon les éditions et les commentateurs. Le cours retient l'ordre validé par le Ari Zal dans le Cha'ar HaKavanot : Hessed (sud), Gevoura (nord), Tiferet (est), Netsah (haut), Hod (bas), Yesod (ouest) — cet ordre étant celui qui sert effectivement à orienter les mouvements du loulav pendant Souccot. Le Ari Zal corrige sur ce point la version reçue de certains commentateurs classiques du Sefer Yetsirah, jugée incohérente sur un point précis (l'attribution de Yesod à l'Ouest), une divergence que le cours signale sans trancher tous les détails techniques.
Le cours conclut que l'ensemble de ces permutations vise, en dernière analyse, à faire descendre et sceller un influx de vie — chaque combinaison de lettres « tamponnant » une direction pour relier le principe supérieur de Hokhma (source de la vie) au monde. Le nombre 18, valeur numérique de « hai » (la vie), structure cette dynamique : six permutations de trois lettres, chacune prenant un sens différent selon sa position, totalisent bien 18 lettres actives, orientées vers Yesod comme point d'aboutissement qui vivifie les mondes.

