Vignette vidéo — Zohar Massé Lundi

Zohar Les voyages/Massé Lundi (résumé)

Sur la paracha Massé, le Zohar s'ouvre sur la centralité de la terre d'Israël : le désert, lieu le plus désolé et le plus habité par les forces impures, est précisément celui où Israël, durant ses 40 ans d'errance, devait briser cette force — ce qui n'a été que partiellement accompli en raison des fautes répétées, au point que le côté impur s'en est trouvé renforcé plutôt qu'affaibli. Reprenant un midrash bien connu, le Zohar décrit ensuite des cercles concentriques de sainteté : la terre d'Israël au centre du monde, Jérusalem au centre de la terre, le Temple au centre de Jérusalem, jusqu'à la pierre de fondation (Even Chetiya) du Saint des Saints, d'où le monde entier tire sa subsistance.

Le Zohar explique que même après la destruction du Temple et depuis l'exil, cette centralité continue d'irriguer le monde : l'influx de nourriture provient toujours du Saint des Saints, mais transite désormais par les « princes des nations » avant de parvenir, amoindri, à la Chekhina puis à Israël. C'est ce lien qui fonde l'obligation, dans le Birkat Hamazon (la bénédiction après le repas), de mentionner la terre d'Israël et Jérusalem, où qu'on se trouve dans le monde.

Le Zohar en tire un enseignement pratique et quotidien : celui qui, au moment le plus joyeux du repas — une fois rassasié —, se souvient avec tristesse de la destruction du Temple et l'exprime dans sa bénédiction, est considéré comme s'il avait lui-même reconstruit le Temple et réparé ses ruines. Cette tristesse insérée dans la joie du repas éveille, en haut, le souvenir de ce qui a été brisé en bas, et prépare ainsi, par la prière quotidienne, la reconstruction future.

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