Vignette vidéo — Zohar Genèse Bereshit Mercredi

Zohar Bereshit Mercredi — L’achèvement de la création passe par la Torah (résumé)

Le cours part du verset qui clôt le récit de la création, à la fin de la parashah Bereshit : « les cieux et la terre furent totalisés ». Michael Sebban interroge le sens de cette totalisation : que signifie l’achèvement de la création, alors que les cieux, selon un commentaire connu, avaient déjà été créés dès le premier jour ? Pour l’éclairer, le Zohar convoque, par la voix de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon Bar Yohaï, un verset des Psaumes sur une bonté cachée par Dieu pour ceux qui le craignent — signe qu’au cœur d’une création achevée subsiste un degré voilé et un but encore à atteindre.

Il explique que l’homme a été créé parfait en potentiel afin de mériter une lumière supérieure réservée aux justes, promise à qui l’espère. Cette attente montre que l’achèvement n’est pas figé : il s’accomplit par la Torah, dont l’étude approfondie équivaut, chaque jour, à renouveler l’œuvre de la création — non un monde « à venir » mais un monde toujours « en train de venir ». Fondée sur les degrés de Hokhma et Bina, la Torah est elle-même le modèle par lequel les cieux et la terre furent établis, et le souffle de ceux qui l’étudient est ce qui maintient le monde en vie. Le Zohar évoque ensuite le Gan Eden, où Rabbi Abba et Rabbi Chimon Bar Yohaï débattent : jardin terrestre reflétant le ciel, ou jardin céleste accessible dès ce monde aux justes — un même mouvement qui rapproche la Torah écrite, liée aux cieux, et la Torah orale, liée à la terre.

La conclusion tient dans la lecture du pluriel du verbe : la création n’est pleinement « totalisée » que lorsque les cieux se trouvent dans la terre et la terre dans les cieux, le haut et le bas s’unissant l’un dans l’autre plutôt que de simplement coexister. L’enseignement qui s’en dégage est que cette perfection ne se maintient que par l’étude de la Torah, qui relie sans cesse le détail au principe et empêche le monde de se disperser — ouvrant la voie au repos du Shabbat, qui vient accueillir cette totalité.

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