Vignette vidéo — Zohar Va Vers Toi/Lekh Lekha Jeudi

Zohar Lekh Lekha Jeudi — Abraham, le lieu permanent de la Chekhina (résumé)

Le cours part du verset de la parashah Lekh Lekha (Genèse 13:14) : après la séparation de Loth d’avec lui, Dieu dit à Abraham de lever les yeux et de regarder, depuis l’endroit où il se trouve, vers le nord, le sud, l’est et l’ouest. Michael Sebban interroge le lien entre les deux temps du verset : pourquoi cette invitation à regarder dans toutes les directions survient-elle précisément après la rupture avec Loth ? Le Zohar traite ce verset comme un rapport de causalité, non comme une simple indication chronologique, et c’est cette causalité qu’il va dérouler.

Le raisonnement s’ouvre sur la notion de Chekhina, la présence divine, dont l’étymologie renvoie à l’idée de résidence : elle ne se dévoile que dans un lieu, ou une personne, capable de la recevoir, comme l’illustre la fuite du prophète Yona hors d’Israël pour échapper à la parole divine. Le Zohar relie ensuite la Chekhina au Roua’h HaQodech, l’esprit saint, dont les degrés varient selon les personnes. Tant que Loth restait proche d’Abraham malgré sa dérive vers l’idolâtrie, cette proximité empêchait la pleine résidence de l’esprit saint en lui ; dès la séparation, celui-ci « revient à son endroit », preuve pour le Zohar qu’Abraham est lui-même le lieu de la Chekhina. Le cours relève aussi qu’il manque encore à Abraham le hé de son nom, lettre associée à la Chekhina, et propose une guématria reliant sa direction propre, le sud, associé au Hessed, au nom divin Adonaï.

Le Zohar en tire que Dieu ne rend pas seulement à Abraham les degrés perdus : il les lui accorde de façon définitive, pour lui et sa descendance, à travers la promesse « toute la terre que tu vois, je te la donne ». Cette terre est lue comme la Chekhina elle-même, durablement attachée à Abraham et rassemblant en un seul degré toutes les directions parcourues. Le cours prolonge cet enseignement par une image : à la différence d’une présence prestigieuse qui ne laisse rien après son départ, la Chekhina imprime une trace permanente partout où elle a résidé, ce qui explique qu’elle continue à suivre les lieux d’étude et les hommes qui s’y consacrent.

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