Vignette vidéo — Zohar Et il apparut/Vayéra Dimanche

Zohar Vayéra Dimanche — L’arbre de vie d’Abraham et le chemin de la pureté (résumé)

Le cours part d’un verset de la paracha Vayéra (Genèse 18), au moment où Abraham accueille les trois visiteurs qui se révèleront être des anges : « qu’il soit pris un peu d’eau, lavez vos pieds, reposez-vous sous l’arbre. » Michael Sebban part d’abord d’une remarque grammaticale de Rachi sur la forme passive du verbe (« qu’il soit pris » plutôt que « prenez ») et sur l’article défini devant « l’arbre », qui suggère qu’il ne s’agit pas d’un arbre quelconque. La question de fond posée par le Zohar est plus profonde : pourquoi Abraham purifie-t-il ses hôtes précisément par l’eau, et comment cet homme, issu d’un père idolâtre, est-il lui-même devenu source de pureté ?

Le Zohar répond en rattachant Abraham à un « degré » qui lui est propre, celui de l’eau, associé à la sefira de Hessed, la bonté qui relie et rassemble, tandis qu’Itzhak sera plus tard associé au feu. Cette eau exprime sa nature profonde plus qu’un simple geste d’accueil. Le cours distingue ensuite pureté et sainteté, l’impureté étant définie comme une rupture avec sa racine vitale, puis identifie l’arbre sous lequel Abraham reçoit ses invités à un fragment de l’Arbre de vie du jardin d’Éden, transmis de génération en génération, qu’Abraham plantait sans succès jusqu’à son installation en terre d’Israël. Cet arbre agissait comme un révélateur : ses branches s’élevaient en ombrage pour celui qui était relié au bien, restaient nues pour celui qui était lié à l’idolâtrie, tandis qu’une source jaillissait sous ses racines pour purifier aussitôt celui qui le pouvait, ou se tarissait pour signaler qu’il fallait attendre sept jours. Le cours relie enfin cet arbre à la faute d’Adam : manger de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal déclenche un processus menant à la mort plutôt qu’une punition arbitraire, et l’expulsion du jardin visait à empêcher qu’Adam ne mange aussi de l’Arbre de vie tant qu’il restait sous l’emprise de sa faute.

En associant Abraham à ce fragment de l’Arbre de vie, le Zohar en fait celui qui répare le projet initial d’Adam et rouvre à toute l’humanité, par la foi, un accès à la vie, écartant l’idée d’une humanité irrémédiablement enfermée dans la faute. Le cours se termine sur l’épisode où Abraham, parti chercher un agneau pour ses hôtes, découvre la grotte de Makhpela où reposent Adam et Ève, et choisit d’y être enterré à son tour comme celui qui reprend le flambeau adamique. L’enseignement pratique qui s’en dégage : la pureté n’est pas un état figé mais se discerne selon la disposition de chacun, et la voie de la vie demeure toujours accessible à qui s’y attache.

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