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Zohar Lekh Lekha Dimanche – Le pilier du monde (résumé)

Ce cours du Zohar s’ouvre sur le verset où Dieu demande à Abraham de quitter son pays, son lieu de naissance et la maison de son père pour la terre qu’il lui montrera. Rabbi Abba introduit son enseignement par un verset d’Isaïe qui décrit les « endurcis de cœur » comme étant éloignés de la justice (tzedaka), et le Zohar s’interroge : ce blocage se situe-t-il dans le rapport à la Torah, ou dans le rapport à Dieu lui-même ?

Le Zohar explique que ce blocage est d’abord intérieur : en fermant leur cœur, ces hommes s’éloignent eux-mêmes de toute possibilité de rapprochement, alors que la tzedaka est présentée comme une union réelle entre le haut et le bas, un acte de foi plus qu’une simple justice sociale. Le cours se tourne alors vers Abraham, seul de sa génération à chercher ce lien avec Dieu, sans aucune révélation ni tradition pour le guider pendant quatre-vingts ans. Le Zohar le compare à quelqu’un qui cherche, dans le ciel, l’élément capable d’unir le feu et l’eau, deux contraires inconciliables en apparence : cet élément est le souffle, un principe subtil et invisible sans lequel rien ne tient debout, à l’image d’un monde qui s’effondre dès que son centre disparaît.

Ce point central que cherchait Abraham, le Zohar l’identifie finalement à la Torah elle-même : quand Israël l’approfondit, le monde se maintient. La quête d’Abraham n’était donc pas de rejeter les erreurs de son temps, mais de trouver, après avoir tout essayé et tout éliminé, ce pilier invisible qui fonde le monde et permet de le réparer. C’est cette recherche née d’un désir pur et désintéressé qui fait d’Abraham le père des convertis : attiré d’abord par une lumière encore obscure, avant qu’elle ne devienne pleinement éclairante. L’enseignement qui s’en dégage est que toute tentative de réparation reste superficielle tant qu’elle ne touche pas ce point d’équilibre central.

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