Vignette vidéo - Zohar Hayé Sarah Lundi - Le serment d’Abraham

Zohar Hayé Sarah Lundi – Le serment d’Abraham (résumé)

Le Zohar ouvre ce cours sur les justes (tsadikim) : pour eux, ce monde-ci et le monde à venir sont connectés en permanence, si bien qu’ils perçoivent toute chose depuis son intériorité et non depuis son apparence extérieure. C’est cette vision intérieure qui a permis à Abraham d’atteindre le degré appelé « ba kol », l’endroit d’où proviennent toutes les bénédictions : une connexion directe et permanente à Dieu, comme un fleuve dont les eaux ne se tarissent jamais, là où la plupart des hommes ne reçoivent cet influx que par intermittence.

Le Zohar distingue alors deux mouvements complémentaires : la « sagesse » (‘hokhma), qui est une réception pure d’une connaissance venue d’un degré supérieur, et l’« intelligence » (bina), qui consiste à analyser et distinguer ce qui a été reçu. C’est grâce à cette double faculté qu’Abraham connaissait la racine (shoresh) des choses : il savait reconnaître d’où provenait une impureté et si elle pouvait être réparée ou non, sachant que s’attacher à une impureté irréparable fait descendre au lieu de faire monter.

C’est cette connaissance précise de la racine des choses qui explique pourquoi Abraham fit jurer à son serviteur Eliézer de ne pas choisir l’épouse d’Isaac parmi les femmes de Canaan : leur impureté, selon le Zohar, ne pouvait être élevée. Il préféra l’envoyer vers sa propre terre d’origine car, malgré sa gravité apparente, cette source-là pouvait encore produire, par un mariage voulu selon l’inspiration divine, une âme digne d’être l’épouse d’Isaac.

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