Vignette vidéo — Zohar Genèse Bereshit Dimanche

Zohar Bereshit Dimanche — Le monde a été créé pour la Torah (résumé)

Le cours ouvre sur le début du Zohar sur la parashah Bereshit, à travers le commentaire de Rabbi Chimon Bar Yohaï sur un verset d’Isaïe où Dieu déclare avoir mis Ses paroles dans la bouche du prophète et l’avoir caché dans l’ombre de Sa main, pour étendre les cieux, fonder la terre et dire à Sion : tu es Mon peuple. Michael Sebban part de la lecture midrashique selon laquelle bereshit signifie que le monde a été créé pour la Torah : la création vise dès l’origine un but déterminé, la Torah elle-même et, à travers elle, Israël. La difficulté surgit aussitôt : si ce but est la Torah, pourquoi le texte ne commence-t-il pas directement par elle, plutôt que par les cieux et la terre ?

La réponse tient en une image : on ne pose pas une table sans bâtir d’abord la pièce, les murs et le sol ; de même, le monde matériel devait être façonné par étapes avant que la Torah et Israël y trouvent leur place. Le cours se prolonge sur la portée de l’étude elle-même : chaque parole vraiment nouvelle, chaque renouvellement produit par celui qui approfondit un enseignement, résonne devant Dieu et donne naissance, selon le Zohar, à un firmament céleste lorsqu’il relève du sens caché du texte, ou à une terre nouvelle lorsqu’il relève de ses niveaux plus littéraux. Michael Sebban rappelle que même Moïse n’a pas tout dit, que chacun a une part propre dans la Torah, et il évoque la reconnaissance due à un grand maître de Torah, différente de celle refusée à un savant profane, fût-il juif.

L’enseignement que le Zohar en tire est que la création n’est jamais close : Dieu continue, par chaque étude et chaque innovation authentique de Torah, à façonner de nouveaux cieux et une nouvelle terre. Le récit du début de la Genèse n’est que le socle d’un mouvement permanent de création spirituelle, porté par ceux qui approfondissent la Torah. Sur le plan pratique, il invite à mesurer la valeur de chaque moment d’étude et à oser y apporter sa propre part, aussi modeste soit-elle, puisque c’est elle qui continue de bâtir le monde.

Retour en haut