Vignette vidéo — Zohar Genèse Bereshit Jeudi

Zohar Bereshit Jeudi — Donner au pauvre fait l’homme véritablement Adam (résumé)

Le cours reprend la création d’Adam au sixième jour, à partir du verset de la Genèse (1:26) : « Faisons Adam à notre image, comme notre ressemblance. » Michael Sebban part de la difficulté classique de ce verset, dont le verbe est au pluriel, comme si Dieu s’associait à d’autres pour créer l’homme, ce qui a nourri d’innombrables débats chez les commentateurs. Mais la question du Zohar n’est pas de justifier ce pluriel : elle est de comprendre ce qu’il révèle sur la nature profonde d’Adam, premier homme et figure de l’humanité entière.

Le Zohar lit ce « faisons » comme un futur annonçant un projet, à l’image de la formule reprise plus tard lors du don de la Torah. Ce pluriel désigne l’union du masculin et du féminin réunis en une seule figure. Le texte associe l’image, comparée au soleil et à la richesse, à un principe qui donne, et la ressemblance, comparée à la lune et à la pauvreté, à un principe qui reçoit : chacun manque de ce que l’autre possède en excès. De là naît un commandement qui prime, selon le Zohar, sur tous les autres : donner au pauvre sa subsistance, non par justice sociale mais parce que ce geste reconstitue en l’homme la figure complète d’Adam. Le cours relie cette idée à Noé, qui restaure la bénédiction adamique de domination sur les animaux, et au char d’Ézéchiel, où la figure d’Adam se superpose aux trois autres figures du char.

Le Zohar illustre cet enseignement par Nabuchodonosor : tant qu’il faisait grâce aux pauvres, le décret annonçant la perte de son royaume pendant sept ans ne s’appliquait pas ; le jour où il refusa ce geste, une voix céleste lui annonça la perte de sa royauté, son image changea, et il fut rejeté parmi les hommes. Le cours conclut sur une ambiguïté du verbe hébraïque « faire », entre accomplir et devenir, qu’illustrent Ruth et Boaz : le riche fait la tzédaka, mais c’est le pauvre qui, en la recevant, fait du riche un véritable Adam. Être à l’image et à la ressemblance divines n’est donc pas un état acquis : cela se réalise par ce geste envers le plus démuni.

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