Vignette vidéo — Zohar Devarim Jeudi

Zohar Deutéronome/Devarim Jeudi (résumé)

Poursuivant l'étude de la destruction du Temple, le Zohar s'appuie sur un verset d'Isaïe (22:5) décrivant « un jour de tumulte, de défaite et de confusion dans la vallée de la vision » (Jérusalem). Il identifie ce « jour » à un degré supérieur — Tiferet, qui totalise en lui les six jours de la semaine — qui, en raison de la multiplication des fautes d'Israël, s'élève et se retire vers un lieu supérieur (Keter), laissant place à un « jour » inférieur, issu des forces impures, qui envahit alors le Temple et le détruit.

Ce retrait s'accompagne du départ de la Chekhina (Malkhout), la « reine », chassée vers des lieux extérieurs. Le Zohar lit alors la suite du verset comme s'enchaînant directement avec le premier mot des Lamentations, « Eicha » — compris non comme une exclamation de deuil mais comme une question : « Où est-elle ? ». Le texte égrène les appellations successives par lesquelles ce « jour » supérieur, désormais séparé, appelle la Chekhina : bien-aimée, colombe, unique, puis — s'appuyant sur un midrash rapporté au nom de Rabbi Chimon Bar Yohaï — « ma sœur », « ma fille », « ma mère », trois degrés croissants de tendresse.

Le Zohar relie enfin cette séparation à la récitation quotidienne du Chema (dont la première phrase compte 25 lettres, secret de l'unification entre Tiferet et Malkhout) : c'est parce que les habitants de la terre d'Israël continuent d'entendre chaque jour ce gémissement — contrairement à ceux restés en exil à Babylone — qu'il leur revient à eux, en priorité, d'ouvrir les lamentations sur la destruction de Jérusalem.

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