Vignette vidéo — Zohar Noé Noah Lundi

Zohar Noé/Noah Lundi — Les fautes des hommes (résumé)

Ce cours s’appuie sur un verset central de la paracha Noah, au chapitre 6 de la Genèse : Dieu voit que la terre est corrompue, car toute chair a corrompu sa voie sur elle. Michaël Sebban souligne une difficulté du texte : ce sont les hommes (et les animaux) qui fautent, mais c’est la terre elle-même qui est déclarée corrompue. Le Zohar part de cette tension pour interroger le lien réel entre les actions humaines et le monde qui les porte.

Le cours montre que ce lien n’est pas automatique mais se joue autour de la présence divine, la Chekhina, censée reposer sur la terre. Quand les hommes agissent bien, ils renforcent ce degré et permettent à la terre de recevoir un surplus de joie ; quand les fautes s’accumulent au point de rompre tout lien avec la source, la Chekhina se retire et un « autre esprit » vient prendre sa place, corrompant alors le monde de l’intérieur. Le Zohar illustre ensuite ce principe par le cas particulier de la terre d’Israël, sur laquelle, à la différence des autres terres, aucun intermédiaire ne se substitue normalement à Dieu lui-même — ce qui la rend à la fois plus protégée et, en creux, exposée d’une autre manière lorsque cette protection directe se retire, comme le suggère la vision du roi David évoquant un ange à l’épée tendue sur Jérusalem.

Le Zohar conclut que la corruption du monde n’est jamais que le reflet d’une rupture entre les hommes et leur source : dès que ce lien est rétabli, ne serait-ce qu’en partie, le monde peut à nouveau se maintenir et recevoir l’influx divin qui le fait vivre.

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