Vignette vidéo - Zohar Et Il Sortit/Vayétsé Vendredi

Zohar Vayétsé Vendredi – La douceur du Shabbat (résumé)

Ce cours du Zohar, tiré du texte de Hoq Lé-Israël pour le vendredi de la parasha Vayétsé, s’ouvre sur la notion d’Olam Haba, le monde qui vient. Le Zohar précise d’emblée qu’il ne faut pas le traduire par « le monde futur » : ce monde vient de façon permanente, il est déjà là tout en étant sans cesse en devenir. Ce degré est rattaché à Bina, la séfira où toute chose retrouve son ordre, et le cours pose la question de son lien avec le Shabbat et avec la douceur, Noam, qui l’accompagne.

Le Zohar explique que ce Noam rassemble en un seul degré tout le bien issu de Hessed, toute la joie issue de Gevoura, toutes les lumières de Tiferet et la liberté propre à Bina elle-même. Citant le Midrash au nom de Rabbi Akiva, il enseigne que même les âmes jugées au Guéhinam se reposent le temps du Shabbat, car cette lumière illumine tous les mondes sans exception. Se pose alors une difficulté : comment prolonger ce Noam du Shabbat une fois la semaine revenue, sans retomber brutalement dans le jugement ? Le Zohar répond qu’il faut éveiller en soi une joie supérieure, notamment par l’ajout, dans la prière du samedi soir, d’un passage appelé la Kedousha DeSidra, introduit par le verset des Psaumes « Vihi Noam Adonaï Elohénou Alénou » – que la douceur de l’Éternel soit sur nous. Le texte distingue ensuite le Derekh, la grande voie ouverte tracée par les patriarches comme le chemin de générosité d’Abraham, et les Netivot, des sentiers plus discrets issus de Hokhma, qui se rejoignent tous dans la grande mer, image du Yesod.

Le cours conclut que si le Shabbat est associé au Shalom, la paix, la semaine doit hériter à son tour de ce Noam pour que les deux mondes – celui du repos absolu et celui du travail – ne soient pas séparés de façon abrupte. En méditant chaque samedi soir le verset « Vihi Noam », on fait ainsi descendre une part de la lumière du Shabbat dans la semaine qui commence, gardant vivant, au cœur des jours ordinaires, ce lien discret entre douceur et paix.

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